Photo équipe Ecobulles

Ecobulles, la techno au service de l’environnement

Comme toutes les histoires, celle d’Ecobulles commence par « il était une fois… »

… un agriculteur prénommé Bernard Gallois, écologiste dans l’âme, et très en avance sur son temps. Afin d’optimiser l’efficacité de ses pesticides et d’en réduire l’utilisation, il se met en quête de trouver des solutions alternatives pour acidifier son eau. Quelques années plus tard, en 1991 Ecobulles est créée : c’est la rencontre de l’eau et du CO2. En 2011, Ludovic Baudart et Bernard Perfetti rachètent la société et renforcent considérablement le développement commercial au point de se positionner sur un marché national. Forte d’un recul sur la technologie de plus de 20 ans, cette société champenoise se spécialise dans la technologie d’injection de CO2 dans l’eau et offre une réelle alternative technique et environnementale dans le domaine du traitement du calcaire.

Interview de Bernard Baudart, le dirigeant.

Parlez-nous de votre entreprise ? Quelle est son histoire ?

Ecobulles est une société basée à Cormontreuil.

Au milieu des années 80, un agriculteur marnais prénommé Bernard Gallois, ingénieux et avant-gardiste, cherche à améliorer la qualité des pesticides. Il constate que lorsqu’on met des pesticides dans l’eau, il faut ajouter une eau légèrement acide. L’association de la molécule CO2 et de la molécule de l’eau forment l’acide carbonique : H2CO3. Il va alors créer une machine qui va injecter du CO2 dans l’eau pour les exploitations agricoles. Un jour, un éleveur de poulets lui demande d’installer un appareil sur son exploitation, dans le but d’acidifier son eau qu’il va associer à ses antibiotiques. Il constate que les problèmes de calcaire disparaissent totalement. C’est cette observation qui va conduire Mr Gallois à travailler sur le traitement du calcaire.

Il propose ses services aux maisons de champagne qui rencontrent souvent de gros problèmes de calcaire. Les tests sont concluants. La plupart des maisons de champagne (Veuve Clicquot, Champagne Taittinger, Champagne Bollinger…) lui demandent d’installer un appareil dans leurs locaux. Il  commence à travailler avec des prototypes. C’est la naissance d’un produit en véritable rupture technologique ! La société grandit grâce au bouche à oreille.

Au début des années 2000, la commercialisation se poursuit mais cette fois auprès des particuliers qui réclament l’installation de cet appareil pour le traitement du calcaire dans leurs habitations. Bernard s’équipe également et découvre le potentiel non exploité du produit.

En 2009 et 2010, nous allons à la rencontre de Mr Gallois avec comme ambition de développer le produit. Nous créons Mabel’eau pour développer les produits Ecobulles pour l’habitat.

En 2011, Mr Gallois part en retraite. Nous nous lançons dans l’aventure et rachetons la société Ecobulles.

 

 

Que proposez-vous ? A qui le proposez-vous  ?

Nous sommes à la fois concepteur et fabricant français.

Nous proposons une solution totalement inédite et innovante pour le traitement du calcaire.

La seule technologie qui existe et qui fonctionne a été créée il y a déjà plus de 60 ans ; c’est celle de l’adoucisseur au sel. Ce procédé est de plus en plus décrié pour plusieurs raisons : il engendre une surconsommation d’eau et des rejets de polluants (chlorure) ; il déminéralise l’eau, ce qui l’enrichit en sodium et entraîne un risque bactérien.

Aujourd’hui, nous proposons une technique alternative. Nous avons un argument environnemental fort par rapport à cette référence en permettant un recyclage du CO2 qui est capté à Bazancourt. Le CO2 est neutralisé dans l’eau ; ce procédé nous permet d’éviter qu’il se retrouve dans l’atmosphère. En résumé, nous ne rencontrons aucune des conséquences négatives causées par le recours à l’adoucisseur au sel.

Nous nous rendons compte que de plus en plus de particuliers sensibles à l’environnement ne veulent plus avoir recours à l’adoucisseur au sel. Nous leur apportons une solution.

Nous assoyons notre stratégie sur le marché national avec une projection pour l’année prochaine de plus de 30 %. Nous travaillons avec des installateurs (plombiers, chauffagistes…) qui sont de plus en plus en quête de solutions autres que l’adoucisseur au sel. Ces nouveaux installateurs assurent la mise en place de nos produits. Nous sommes en train de nous structurer pour être pertinents sur le marché national mais nous avons déjà des « touches » sur le marché international (Espagne, Allemagne, Canada…).

 

 

Parlez-nous de l’équipe et du parcours des créateurs ?

Le capital est géré par 2 associés : Bernard Perfetti et moi-même, ainsi que le fonds d’investissement régional UI Gestion (IRPAC).

Bernard a dirigé plusieurs sociétés dont une spécialisée dans l’action commerciale à distance auprès des professionnels de santé. Il a revendu cette société en 2006. Il a pris la présidence de « Reims Initiative Marne Pays Rémois » et a participé dès 2008 à Mabel’eau.

Pour ma part, j’ai 47 ans, et un diplôme d’ingénieur agricole. Jusqu’à l’âge de 40 ans, j’ai travaillé dans le domaine agricole au poste de directeur régional. Avec une envie de me reconcentrer sur le territoire rémois, j’ai cherché l’opportunité de créer une société.

De 2011 à 2015, nous sommes passés de 3 à 8 personnes.

Aujourd’hui, l’équipe est composée d’un responsable technique, d’un comptable, de 2 téléopératrices, 2 commerciales sédentaires et une assistante de direction.

 

 

Où en êtes-vous du développement ? Quelles sont les prochaines étapes ?

En 2011, le CA annuel était de 300 000 €. Aujourd’hui, il est de 1 300 000 €.

Nous mettons de nombreux moyens dans la communication. Nous travaillons avec un webmaster pour notre site internet. Nous sommes présents sur les réseaux sociaux (facebook). Et nous envisageons de faire une campagne télé à l’automne prochain, qui correspond à une période très favorable dans notre secteur d’activités.

Nous tenons à travailler au maximum avec des sociétés du territoire. Nous travaillons avec le local. Par exemple, nous travaillons avec NEXXTEP, société rémoise qui développe des cartes électroniques pour piloter nos appareils. Nous externalisons la fabrication avec deux personnes salariées d’ACHPH INDUSTRIE.

La plupart des profits que nous faisons sont réinjectés dans notre société.

 

 

Que recherchez-vous aujourd’hui ?

Nous avons travaillé pendant 2 ans sur le développement de produits que nous avons lancés cet été.

Notre objectif est de montrer que l’on est innovant, toujours dans le domaine de l’injection du CO2 dans l’eau, toujours dans le traitement du calcaire. Nous sommes les pionniers. Nous constatons l’arrivée de concurrents (notamment un concurrent belge). Nous devons toujours conserver notre avance dans la technologie.

 

 

Pourquoi êtes-vous installés à Reims ?

Nous sommes tous les deux issus de la Champagne-Ardenne et souhaitons travailler au maximum avec des entreprises du territoire. Nous souhaitons nous inscrire dans cette dimension forte du collectif, faire en sorte que les entreprises du territoire développent le « communautaire », à l’image des entreprises du Nord-Pas-de-Calais. Nous nous efforçons de contribuer un peu plus chaque jour à renforcer cet esprit du collectif territorial.

 

 

Vous êtes accompagné par Innovact Center, que pouvez-vous dire de cet accompagnement ?

Label_InnovactCenter

Nous sommes très satisfaits de l’accompagnement Innovact center. Grâce à notre chargé de mission, nous avons été mis en relation avec les Ecomasterclass et ECOBULLES a intégré cette plateforme de sociétés innovantes.

En 2016 également, nous nous rendrons plusieurs fois à Paris pour présenter notre activité à des investisseurs et partenaires importants (Engie, Veolia…).

Si vous souhaitez contacter l’équipe d’Ecobulles, vous pouvez les joindre aux courriels suivants :

  • contact-client@ecobulles.com
  • contact-pro@ecobulles.com

Plus d’informations sur Ecobulles :

– le site web : http://www.ecobulles.com/

– les réseaux sociaux : Facebook